Exploitation de données et profit social : La voie de demain ?

Et si nous vous disions qu’une utopie était à portée de main, puisque les prouesses technologiques nous permettent enfin de relever les grands défis qui se présentent à l’humanité… le croiriez-vous ? Vous seriez en droit de le faire!

L’exploitation de données, un terme susceptible d’en effrayer plus d’un aux premiers abords – est une notion derrière laquelle se cache un concept tout à fait captivant. Or, il serait culpabilisant de couvrir le sujet sans revenir sur ce qu’est le Big Data.

L’expression « Big Data » désigne un ensemble de pratiques permettant l’acquisition, la transformation et le traitement analytique de jeux de données massives dont l’ampleur dépasse les capacités de gestion des outils technologiques traditionnels. Les types de données comprises dans cet ensemble sont extrêmement variés, au point qu’il est pratiquement impossible de tous les répertorier. Imaginez donc ce que nous pourrions faire de ces nouvelles ressources si nous les exploitions à bon escient.

C’est ici que la science de données entre en jeu! Il s’agit en fait de traiter informatiquement des jeux de données afin d’en dégager des tendances et découvertes, permettant ainsi l’explication ou la prédiction d’un événement. En d’autres termes, le scientifique de données (data scientist) observera une panoplie d’informations qui lui révéleront à quoi il devra s’attendre à l’avenir. Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, ces données sont diverses – et peuvent aller de données environnementales à des données comportementales. Vous l’avez donc compris! Si le Big Data était un gisement de pétrole, la science de données en serait la foreuse.

Mais alors… Quels sont les secteurs propices à l’utilisation d’un tel outil?

Force est de constater qu’il serait plus pertinent de se demander dans quels domaines on ne pourrait PAS l’utiliser. Certains organismes à but lucratif l’ont déjà adopté afin de maximiser leurs profits sociaux.

Toutefois, on remarque que de plus en plus d’acteurs sont déterminés à impacter positivement la société par le biais de cet instrument. Qu’adviendrait-il si nous décidions d’en faire un usage novateur afin d’apporter des solutions concrètes aux problèmes que rencontre notre société?  Mettez-nous donc au défi. Citez-nous un domaine dans lequel nous ne pourrions exercer une influence au moyen de traitement des données.

Prenons le domaine médical à titre d’exemple; un domaine dans lequel la précision est de rigueur. Aucune innovation n’y serait employée à moins que les professionnels de la santé garantissent son inoffensivité mais surtout, son utilité.  Sachez alors que les médecins optent d’ores et déjà pour la donnée. Avec les données recueillies, il leur est possible d’identifier et d’observer les patients à risque, permettant ainsi de prévenir les contractions de pathologies handicapantes, voire mortelles. Il est également possible de prévenir une épidémie en prédisant le parcours du fléau et ce, en récoltant des données sur les flux migratoires des individus.

La pollution serait votre préoccupation? Le traitement de données nous aiderait à comprendre les comportements liés à la pollution, à identifier les zones potentiellement dangereuses et à prévenir les pics de pollution. Nous pourrions aussi déterminer plus précisément quelles sont les différentes conséquences de la pollution.

Restons sur la cause environnementale en appliquant ces techniques aux enjeux de la biodiversité. Nous pourrions déterminer quelles sont les causes exactes de l’extinction des espèces. Nous pourrions aussi prédire leurs variations démographiques animales afin d’isoler les spécimens qui risquent de disparaître.

Terminons avec un ultime exemple… celui de l’éducation. On ne saurait dire à quand remontent les débats liés à ce domaine. Toutefois, à travers la science de données, nous pouvons espérer en clore plus d’un. Certaines institutions scolaires en font déjà usage afin d’élaborer des programmes spécifiques aux élèves. Ils peuvent ainsi prévenir les décrochages scolaires et assurer à l’enfant un développement intellectuel sain et épanouissant. Autrement dit, il est désormais possible de détecter quels seront les programmes appropriés afin qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte.

Dans les pays non-industrialisés, nous pourrions localiser l’emplacement idéal à la construction d’une école afin qu’un nombre maximal d’enfants ait accès à l’éducation.

Et si nous utilisions les données d’une manière plus responsable?

Et si nous focalisions notre attention sur les enjeux sociaux…

… Nous diriez-vous que les utopies imaginées par nos plus grands philosophes sont toujours aussi distantes?

Evens Mensah, collaborateur pour Quotient Social

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *